En famille
Comment se motiver à travailler : procrastination
22 juillet 2026

Tu connais ce moment où tu fixes ton écran depuis vingt minutes, la tasse de café à la main, et que tu te demandes ce que tu pourrais bien faire pour te lancer ? Moi, je l’ai vécu. Et pas qu’une fois.
Quand j’ai commencé à écrire pour Le Journal de Clémence, je pensais que la motivation viendrait toute seule. Mais entre les lessives, les devoirs du petit dernier et cette fatigue qui s’installe sans prévenir, tu vois le tableau.
Comment se motiver à travailler est une question que je reçois chaque semaine. Je te rassure : tu n’es pas paresseuse. Tu es juste humaine. Dans cet article, je te partage ce qui a vraiment marché pour moi, testé dans le chaos d’une maison bien vivante.
Ce qui m’a fait changer d’habitude
Pendant des années, j’ai fonctionné au sprint. Une grosse journée productive, puis trois à culpabiliser. Ce rythme m’épuisait, j’avais l’impression de courir après un train fantôme.
Le déclic est venu un mardi de novembre. J’avais une liste de choses à faire longue comme le bras, mais j’étais scotchée au canapé. La maison était silencieuse, les enfants à l’école, et pourtant je ne bougeais pas. Je me suis demandé : « Et si le problème n’était pas la motivation, mais ma manière de m’y prendre ? »
J’ai testé une approche radicalement différente. Au lieu de chercher à être motivée à bloc, j’ai cherché à être régulière. Un tout petit peu chaque jour. Même sans envie. Même quand je me sentais vide. Ce changement de perspective a transformé ma relation au travail.
Attendre la motivation, c’est l’erreur
On nous a vendu un mythe : la motivation qui frappe à la porte comme une illumination. Tu te lèves gonflée à bloc, et hop, tu dévores ta journée. Dans la vraie vie, ça ressemble plutôt à « je scrolle mon téléphone en me promettant de commencer dans cinq minutes ».
La vérité que j’ai mis des années à comprendre : la motivation ne précède pas l’action. Elle la suit.
C’est le geste qui crée l’élan, pas l’inverse. Quand tu attends l’envie pour te mettre au travail, tu peux attendre longtemps. La motivation, c’est comme l’eau chaude de la douche : elle arrive après que tu as ouvert le robinet, jamais avant.
J’ai arrêté de me demander « est-ce que je suis motivée ? » pour me poser une question plus simple : « est-ce que je peux faire juste un petit pas ? » Et la réponse est presque toujours oui.
Commencer par le plus petit morceau
Face à ma liste de tâches, mon cerveau voit une montagne. Et face à une montagne, la réaction instinctive, c’est la fuite. Un café, Instagram, les mails. Tout sauf commencer.
Mon astuce est devenue un réflexe : découper le premier geste à une échelle ridiculement petite. Pas « écrire un article », mais « ouvrir le document ». Pas « ranger le salon », mais « ramasser trois jouets ». Pas « répondre aux mails », mais « en ouvrir un seul ».
Cette technique s’appelle la méthode des petits pas. Tu ne cherches pas à tout faire, tu cherches à faire démarrer le moteur. Une fois qu’il tourne, le reste suit. Comme pousser une voiture en panne : le plus dur, c’est le premier centimètre.
Un exemple concret. L’autre jour, je devais préparer un dossier administratif qui me pesait depuis des semaines. J’ai ouvert le dossier. Juste l’ouvrir. Puis j’ai lu une ligne. Au bout de dix minutes, j’étais lancée. La tâche insurmontable s’est faite presque toute seule.
Protéger le premier quart d’heure
Les quinze premières minutes de travail sont comme un nouveau-né : fragiles, précieuses, à protéger absolument.
Dès que je me mets à une tâche, je crée une bulle. Pas de téléphone, pas d’onglet réseaux sociaux, pas de bruit parasite. Si le petit vient me parler, je lui dis « attends, maman termine, dans dix minutes je suis à toi ».
Ce premier quart d’heure, c’est le sas de décollage. Si tu le laisses percer par une notification, tu reviens à la case départ. Et redémarrer deux fois, c’est cent fois plus dur que de protéger une fois.
J’ai instauré un petit rituel : avant de commencer, je pose mon téléphone dans une autre pièce et je lance un minuteur de quinze minutes. Ce minuteur me dit : « Pendant quinze minutes, tu ne fais qu’une chose. Après, tu pourras t’arrêter si tu veux. » Neuf fois sur dix, je continue.
Ce que j’en retiens au quotidien
Aujourd’hui, ma relation au travail a complètement changé. Je ne culpabilise plus. Je ne cherche plus la motivation parfaite. Je cherche juste le petit geste.
Voici ce que ces changements ont transformé dans mon quotidien :
| Avant | Après |
|---|---|
| J’attendais d’être motivée pour agir | Je fais un petit pas, la motivation suit |
| Je voyais la tâche entière et je fuyais | Je découpe en morceaux minuscules |
| Je me laissais interrompre en permanence | Je protège mon premier quart d’heure |
| Je culpabilisais les jours sans avancer | Je respire et je recommence demain |
Si je devais résumer ce que j’ai appris : ta valeur ne se mesure pas à ta productivité. Une journée avec une seule chose faite, mais avec présence et calme, vaut bien plus qu’une journée frénétique où tu as couru partout.
Et puis, le vrai secret : la bienveillance envers toi-même est ton meilleur allié. Quand tu rates une journée, quand tu scrolles au lieu d’avancer, ne te juge pas. Respire. Demain est un autre jour.
J’ai aussi remarqué que prendre soin de mon corps aide mon esprit à rester concentré. Une courte promenade, quelques étirements, un petit exercice ciblé font des merveilles. J’ai écrit un article sur comment perdre du ventre à ton rythme, sans pression.
Et quand la maison devient un champ de bataille, ton environnement joue un rôle énorme. Un bureau rangé, une plante verte, une fenêtre ouverte : parfois, c’est juste ça qui manque. J’ai aussi partagé des astuces dans mes articles sur comment se débarrasser des moucherons ou comment tailler un olivier, parce qu’un espace où l’on se sent bien change tout.
FAQ
Est-ce que c’est normal de ne jamais avoir envie de travailler ?
Oui, mille fois oui. Personne n’a envie de travailler tout le temps. Même les personnes que tu admires ont des jours où elles préféreraient rester sous la couette. La différence, c’est qu’elles agissent malgré l’absence d’envie. Ce n’est pas un défaut, c’est un muscle qui se travaille.
Combien de temps faut-il pour créer une nouvelle habitude ?
On entend souvent 21 jours, mais dans la vraie vie, c’est variable. Certaines habitudes prennent deux mois, d’autres quelques semaines. L’important n’est pas la durée, c’est la régularité. Mieux vaut un geste minuscule chaque jour qu’un marathon une fois par semaine.
Je travaille avec des enfants à la maison, comment je fais ?
Je connais ce défi par coeur. Mes conseils en vrac : travaille pendant la sieste ou tôt le matin, prépare des activités autonomes pour occuper les enfants, et surtout, accepte que tu ne peux pas tout faire. Un petit bout de travail entre deux interruptions, c’est déjà une victoire. Ne te compare pas à celles qui travaillent au calme dans un bureau.
Est-ce que la méthode des petits pas marche pour les gros projets ?
Absolument. Un gros projet n’est qu’une succession de petits pas. J’ai écrit tout mon premier guide en me fixant comme objectif « une seule phrase par jour ». Certains jours, je n’écrivais que cette phrase. D’autres jours, trois pages. Le petit pas ne limite pas ta production, il la rend possible. C’est la porte d’entrée, pas la pièce entière.
Et toi, quel petit pas vas-tu faire aujourd’hui ? Pas demain, pas la semaine prochaine : aujourd’hui. Ouvre ton document, range trois objets, écris une phrase. Juste un geste. Le deuxième viendra tout seul. Et si tu veux m’en parler, je te lis toujours dans les commentaires.


