Le Journal de Clémence

Bon budget

Site pour vendre des objets d'occasion : lequel selon quoi

13 août 2026

Site pour vendre des objets d'occasion : lequel selon quoi

Choisir le bon site pour vendre des objets d’occasion, fixer un prix qui part vite, et accepter que certains objets ne trouveront jamais preneur : c’est ce que j’ai appris en vidant mes placards. Bilan : un peu plus de 300 euros récupérés en deux mois, sans y passer mes week-ends. Voici ce qui a marché, ce qui est reparti à la déchetterie, et le rythme qui m’a évité de me mettre la pression.

Ce qui m’a fait changer d’habitude

Je n’avais rien d’une reventeuse née. Mes placards débordaient de vêtements d’enfants trop petits, de jouets abandonnés et de petit électroménager jamais déballé. Le déclic a été bête : un matin, je n’ai plus réussi à fermer la porte du placard de l’entrée. J’ai tout sorti, et j’ai vu les choses autrement : ce n’était pas des objets ratés, c’était de l’argent qui attendait. Quand on vit dans un petit espace, chaque chose qui part libère un tiroir (j’en parle dans mon article sur l’aménagement d’un studio de 15 m2).

Je me suis fixé une règle simple : trois caisses. Une « à vendre », une « à donner », une « poubelle ». Chaque objet devait finir dans l’une des trois avant la fin de la semaine. Elle m’a évité le piège classique : tout garder « au cas où ».

Ce qui se vend et ce qui ne part jamais

Après deux mois de test, le constat est net. Les vêtements d’enfants en bon état, de taille récente et sans tache, partent presque toujours. Les jouets complets et propres trouvent preneur vite, surtout avant les anniversaires et Noël. Les déguisements ne servent qu’une fois : revendus juste après le carnaval, ils partent mieux que s’ils dorment un an au grenier (voir mon guide des déguisements de carnaval faits maison). Les lots de feutres presque neufs et de cahiers de coloriage à peine entamés trouvent aussi preneur.

À l’inverse, les peluches, même en excellent état, ne trouvent jamais preneur. Les vêtements tachés non plus. Les meubles trop encombrants restent des semaines, sauf si tu les cèdes pour trois fois rien. La vaisselle dépareillée, autant l’offrir.

Voici ce que j’ai observé chez moi, objet par objet :

ObjetEst-ce que ça part ?Prix indicatif (occasion, ordre de grandeur 2026)
Vêtements enfants en bon étatOui, très vite2 à 5 € la pièce, 10 à 20 € le lot
Jouets complets et propresOui30 à 50 % du prix neuf
Livres et BDOui, en lot1 à 3 € l’unité, 10 à 15 € le carton
Petit électroménager qui marcheOui30 à 60 % du prix neuf
Peluches et vêtements tachésNondonné ou jeté

Le bon réflexe pour estimer le prix d’un objet d’occasion : partir de la moitié du prix neuf, puis descendre selon l’usure et la demande.

Les plateformes selon le type d’objet

Inutile de se disperser : le bon site pour vendre des objets d’occasion dépend de ce que tu vends. Pour les meubles et l’électroménager, les sites d’annonces entre particuliers restent les plus efficaces : une photo, un prix, un retrait sur place. Le revers, c’est la gestion des messages et des personnes qui ne viennent jamais.

Pour les vêtements, les chaussures et les jouets, les applications de seconde main dédiées fonctionnent mieux : elles préparent l’étiquette d’envoi, gèrent le paiement et rassurent grâce aux évaluations, moyennant une commission sur chaque vente.

Pour les objets à retirer sur place, pense aux groupes locaux entre voisins : zéro frais, zéro envoi, souvent une vente en quelques heures. Pour une poussette haut de gamme ou un instrument, le dépôt-vente prend un pourcentage, mais tu n’as rien à gérer.

Mon conseil : ne mets pas tout sur un seul site. Un objet qui dort deux semaines sur un canal repart souvent en deux jours sur un autre.

L’annonce qui déclenche

Une annonce, c’est trois choses : une photo, un titre, un prix. La photo fait 80 % du travail : lumière du jour, fond neutre, objet seul et propre. Je photographie sur ma table blanche, jamais dans un coin sombre. Une photo floue, et personne ne répond.

Le titre doit dire l’essentiel : la marque, la taille, l’état. « Robe enfant 6 ans, jamais portée » vaut mieux que « Vêtement ». Mentionne les défauts dès la description : une rayure assumée rassure, une rayure cachée déclenche un litige.

Pour le prix, regarde ce qui se vend autour de toi, et affiche un montant rond : 15 € se négocie mieux que 16,50 €. Garde une marge de quelques euros pour la négociation. Réponds vite : les trois premiers messages remportent souvent l’objet.

Ce que j’en retiens au quotidien

Vendre ce qui dort à la maison n’est pas un métier : c’est un réflexe. Depuis mon grand tri, une caisse « à vendre » vit en permanence dans l’entrée. Dès qu’un vêtement devient trop petit, il y atterrit. Dès que la caisse est pleine, je photographie tout en une session, le temps d’une sieste.

J’ai aussi appris à ne pas me mettre la pression. Certains mois, rien ne part ; d’autres, trois ventes la même semaine. L’important, c’est que la maison respire.

Le plus précieux, finalement, n’est pas les 300 euros : c’est le fait de ne plus accumuler. Avant d’acheter, je me demande si l’objet se revendra un jour. Si non, je réfléchis à deux fois. Le vrai bénéfice : consommer un peu moins, et mieux.

FAQ

Combien de temps faut-il pour vendre un objet d’occasion ?

Un vêtement d’enfant au bon prix part souvent en moins d’une semaine. Un meuble encombrant peut rester un mois. Si rien ne bouge après deux semaines, baisse le prix de 10 à 20 % ou change de plateforme.

Quel prix fixer pour un objet d’occasion ?

Pars de 50 % du prix neuf pour un objet en très bon état, puis ajuste selon l’usure et la demande. Compare avec les annonces similaires. Un prix trop haut fait fuir, un prix trop bas attire les mauvais acheteurs.

Vaut-il mieux vendre en ligne ou en vide-grenier ?

En ligne, tu touches plus de monde et tu vends au meilleur prix. Le vide-grenier vide tout en une matinée, à prix cassés. Réserve-le aux objets qui ne partent pas en ligne.

Comment éviter les arnaques quand on vend entre particuliers ?

Privilégie le paiement via la plateforme ou en espèces lors de la remise en main propre. Méfie-toi des acheteurs qui proposent de payer plus que le prix, ou qui demandent un envoi vers l’étranger. En cas de doute, tu refuses poliment.

Tu sais maintenant vendre ce qui dort à la maison sans t’épuiser : choisir le bon canal selon l’objet, fixer un prix réaliste, et rédiger une annonce qui part. Commence petit. Ouvre un placard, remplis une caisse, publie trois annonces ce soir.


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